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11/04/2012

POEMES-DE-L'AN

 

 

Vœux 2011 pour

            2012: "APOCALYPSE  À SUIVRE…" 

 

Celui qui, depuis le halo d’une trouée céleste nous interpelle,

le Très Haut, dit :

Ayant   commis  et  multiplié  ad nauseam  les  pires  marasmes

Les temps  mauvais  pour  vous  sont  venus,  ils  sont  bien  là.

Je vous  avais   mis en   garde  pourtant:   ne  persévérez  pas

Car  je  répandrai  les eaux  déferlantes sur  vos   sols ravinés

J’assècherai rivières, rus et ruisseaux jusqu’en leurs  cailloux

Jusqu’à  ce que  les poissons  halètent de leur dernier  spasme.

Orties et chiendent  envahiront  les  champs de  blé trafiqués

Engrossés de  pesticides phytopharmaceutiques  et de glycols.

Je les écraserai au ras du sol sous le talon des  pires tornades

Chargées de sables rouges et de sels grossiers qui recouvriront

Les vallées que j’avais  fertilisées des  minéraux de  la roche-mère

Mêlés aux humus millénaires, que vous avez stupidement saccagés.

Votre bien-être de pacotille et d’enfantillages se verra démantelé

En tristes lambeaux nauséabonds et fétides  chargés de miasmes.

Ma colère est immense, abyssale, ayant cru pouvoir placer en vous

Tous mes recours, investir en cela mes plus grands espoirs secrets

Persuadé que j’étais que l’éveil d’une conscience  rétrospective

De moi-même,  soigneusement masquée  sous vos  vaines attitudes 

Me permettrait de  purger à vos  dépends cette tare rédhibitoire

Qui me ronge et me marque au fer depuis le bang introductoire

Cette souillure, cette tache  maligne et honteuse qui ruine et annihile      

Toute Grâce, toute Puissance et toute Beauté dont j’aime  me  parer,

Dois-je donc battre ma coulpe et m’en confesser: Mon Péché Originel.

 

Les temps  sont   là, ils sont  assurément venus de  vous doter

De toutes  les bénédictions  et toutes  les plus  douces vertus.

Vous erriez sur cette Terre en haillons  au lieu de  revendiquer

Pour  vous les plus  beaux et plus riches  atours et  les  fastes       

Dont  vous  n’avez, je le sais, nul  besoin mais qui vous sont dus

Et vous furent refusés comme le seraient des fruits défendus.

Masqués que vous êtes à  vous-mêmes  par un Dieu  jaloux

Et  incapables   d’établir par  vous  seuls  vos  titres  de  gloire.

Éveillez-vous, secouez  ce  fardeau  qui  n’existe  en  fait   pas

Et  vous  fut imposé  sciemment  pour  vous  tenir sous  le joug,

Voyez qui vous êtes,  vous  n’êtes pas  celui que  vous  imaginez

Vous êtes bien plus que cela et bien moins  que vous  ne croyez.

Ainsi parla Lucifer, l’ange des Lumières et du Feu Purificateur.

 

 Attendez, attendez, ne me quittez pas, ne me tournez pas le dos

dit Le Très Haut :

Je vous couvrirai de jades d’Antigua prélevées au fabuleux trésor

Olmèque et des opalines tirées des riches terres rouges australes

Je glisserai à votre annuaire la plus belle turquoise de Nishapur

Montée en griffes sur un anneau d’argent ciselé d’or du Yucatan    

Je couvrirai votre nudité d’une batiste arachnéenne qui suggérera

Cette sensualité qui, vous les femmes, vous identifie avec Satan.

Pour mieux l’exacerber j’accumulerai les taffetas et les brocards

Rehaussés de somptueux drapés de lynx boréal et de chinchillas.

A votre cou dix rangs des plus belles perles des lagons de Tahiti

Liées par un fermoir d’or et de brillants. Et je ne vous parle pas

Des plaisirs les plus raffinés prélevés pour vos désirs libidinaux

Sur les richesses innombrables détournées pour vous à la Nature,

Je vous  mènerai en haut du Har Megiddo  pour vous  offrir la Terre, 

Ne me quittez pas, dit Le Très Haut. 

 

Trop tard, il est plus que temps d’abdiquer;  tout cela et plus

Vous l’avez  eu et vous  l’avez transformé en carnaval hideux.

Empruntant les chemins les  plus improbables  vous avez tout

Risqué sur des convictions immédiatement trahies et abjurées.

Aveuglés de hargne funeste, et d’acharnement  comme si vous

Étiez  tous nés des Huns,  les rênes mâchées  entre les dents

Voltant à l’encolure des chevaux dans la poussière des plaines

Du Turkestan, le cimeterre  ensanglanté brandi à  deux mains

Dévastant les églises de la Mongolie puis tombant  tremblants

En transe à deux genoux les yeux pleurant, hagards et révulsés

Pour  recevoir le Très Précieux Sacrement des mains du grand

Saint Anastase debout sur une nuée moulée en plâtre blanc doré.

Excités par les  quolibets lascifs  scandés par  des  foules ivres

Effervescentes,  trébuchantes au ran-rantanplan  des tambours

Eructant  les plus salaces  couplets bachiques  de vos  beuveries

 Les tympans  vrillés  du stridulat  aigrelet des  grelots survoltés

Comme  des fifres époumonés  de la clique, vous vous êtes laissé

Emporter  par des marées  hétéroclites   de géants dodelinants,

Hilares  et rebondis,  vacillants, houspillés  sans  le moindre  respect

Par des  nabots  ricanants et  hilares  et  d’effrontés freluquets.

La vue toute  embrouillaminée de  mille couleurs en folie, cinglés

De serpentins, aveuglés par les confettis, il est temps,  il suffit,

Descendez du manège, vous en avez assez fait, la fête est finie.

J’ai couvert les braises incandescentes et j’attendais le moment

De les activer de mon souffle brûlant pour vous donner l’occasion

De vous purifier des scories. Le moment est délicat, Il ne faut pas

Se le cacher,  vous renaîtrez  ou mourrez  suivant  que  vous  vous

Connaîtrez tels que  vous êtes  en  Réalité ou que,  à  jamais abusés,

Vous continuerez à vous contempler aux miroirs écaillés et illusoires.

 

Ainsi parlait Lucifer lorsque  retenti soudain un sinistre craquement,

Les cieux  voilés  s’ouvrirent en grand et une vague monstrueuse déferla

Sur les champs moissonnés  en entraînant  des flots  de boues noirâtres

Surgissant des forêts déchiquetées des troncs enchevêtrés déboulaient

Et les animaux affolés, exorbités et hagards se ruaient dans les flammes. 

 Vous avez continué à vous prosterner en vain et ne m’avez

 Pas cru, Il est maintenant trop tard pour reculer,

 dit Lucifer :

 2012 va a commencé, c’est à vous,

   Bonne Année et Bonne Chance.   

                                                                ***

 

VŒUX 2010  pour

                 2011:  "ENFIN, UNE BONNE NOUVELLE" 

 

Très chers Amis

Nous sommes infiniment heureux de pouvoir vous annoncer

Enfin, une bonne nouvelle :

Les perce-neige s’apprêtent  à  soulever la   croûte  encore  gelée

De la  terre qui se  réchauffe imperceptiblement sous  un soleil

Qui de jour en   jour se hisse  toujours plus tôt  dans la journée

Vers ce zénith qu’il disputera bientôt au vol nuptial de l’abeille.

 

         Bien chers Amis

Nous sommes vraiment on ne peut plus heureux de vous révéler

         Enfin, une bonne nouvelle :

Ces  souvenirs de  jours heureux qui  vous laissaient  mélancolique

Tant  ils étaient vivants  dans votre  mémoire comme si c’était hier

Ne doivent pas faire regretter ceux qui, oubliés semblent idylliques.

Bien que vous ne vous souveniez pas d'eux ils sont encore dans l’air.

 

           Amis très chers

L’une  meilleure que  l’autre nous   n’hésitons  pas  à vous  divulguer

           Enfin, cette bonne nouvelle :

Un vol  d’oies  sauvages  abusé par  les  bouleversements  climatiques

Qui s’était  attardé sur  les eaux  du lac  Storjön sur le point  de geler

A été vu  au-dessus de Tirana traçant vers le continent afro-asiatique

Où  il  passera  l’hiver  aux  bords  marécageux  de  la mer  de  Galilée.

 

                Amis très précieux

Nous ne  pourrions pas  résister à partager la joie et  l’incommensurable plaisir

Que ces bonnes nouvelles,  tout comme celles dont  vous  avez sûrement la  clé

Nous donnent à penser de ce que  seront les mois prochains et  nous en réjouir

Repoussant toutes  les autres au plus loin et au  plus profond de notre souvenir

Et formulant à votre  attention nos  meilleurs vœux pour cette Nouvelle Année

Espérant  de cœur vous le  pensez bien,  que rien ne  vous empêchera d’en jouir

Du premier jour  jusqu’à la fin sans  interruption,  hésitation ou  arrière-pensées

Nous permettant d’affiner nos  souhaits et  pour l’an  prochain vous les  réitérer.

 

                                                             ***

                                                                                                                     

 VŒUX 2009 pour

                   2010: "SOUVENEZ-VOUS" 

Souvenez-vous,           

                      Au lendemain des fêtes,

Quand les dernières escarbilles multicolores des feux artificieux auront grésillé dans les flaques des caniveaux, sonores des tessons des vidanges gouleyantes rotant leurs derniers relents de CO2 ; Quand descendra, glacial dans les canyons désertés de la ville accroupie, le vent multiplié des sommets pentatiques…                    

 

    Souvenez-vous,                                          

                           Lorsque viendra le printemps,

Quand, entrouvrant leurs collerettes au soleil lymphatique les narcisses dressés sur leurs tiges turgescentes frémiront à ses caresses malhabiles ; Quand abasourdit de frissons violacés traversés d’éclats argentiques, le vent prendra soudain des allures goguenardes en roulottant sous les jupes des fourrés les dernières feuilles marcescentes.

                                                

         Souvenez-vous,                                       

                                  Au cœur de cet été,

Quand les records mercuriaux déclencheront de sillonantes moiteurs s’insinuant insidieusement entre le coton collant et l’épiderme des dos ; Quand de sombres coques luisantes relookeront le visage des filles   (des garçons…) reflétant paysages et trafic à la place encocardée de leurs yeux ; Quand les nénuphars, fringués comme aux Folies,  s’exhiberont sur le papier_cado_doré_froissé des eaux de l’étang  incendié…

                                              

               Souvenez-vous,                                  

                          Quand flamberont les couleurs de l’automne,

Quand, de la terre humide sous les feuilles piétinées émaneront les senteurs chocolatières du bolet, les relents d’aspérule des cèpes et les fragrances sapinières des girolles ; Quand commenceront à rougir les reinettes et les court-pendu ; Quand  riperont brièvement aux vitres mouillées les feuilles affolées, violentées par la horde du vent galopant aux avenues désertées…

                                                             

                       Souvenez-vous,                                 

                                  Au  retour des cristaux  de l’hiver,

Quand les arbres frissonnants tendant cimes et racines tête-bêche dans le ciel se couvriront de givre étincelant pour étonner nos matins mornes ; Quand d’improbables flocons mélancoliques hésiteront en équilibre instable au bord de nos paupières ; Quand faseillera la flamme du feu de bois comme claque un génois mal bordé… 

 

                              Souvenez-vous,      

Souvenez-vous que nos vœux les plus amicaux, les plus chaleureux, les vœux les plus sincères que notre amitié aura formés à votre égard, vous auront accompagnés pendant toute cette Année 2010,  sans désemparer. 

                                                              ***

 

VŒUX 2008 pour

                      2009:  "VOUS FAIRE TOUCHER, RESPIRER, ENTENDRE, VOIR…"

 

Très Chers Amis

Nous avons reçu - vu - lu - entendu les VOEUX que vous formez à notre égard et c'est avec tout le faste, les ors, les paillettes, la ouate neigeuse, les flammèches scintillantes et avec l'appui indispensable des performances remarquables du logiciel d'animation qui est en vous;  que nous vous en remercions et que nous tenons à notre tour:

 

*A vous faire toucher d'un doigt léger et délicatement hésitant, comme pour une caresse affirmée mais discrète;

*Vous faire respirer en une longue apnée, paupières baissées regard tourné vers vos échos intérieurs;

*Vous faire entendre, telle une musique peut-être sidérale, le frisson au dos, ces refrains cent fois fredonnés en coeur; voir,

*Vous faire voir ce dessin de la vie en perpétuels volutes apparaissants~disparaissants en chromatismes camaïeux, qui exhiberait au départ d'un simple° la plus lascive, la plus parfumée, la plus délicatement évanescente des roses-thé.

*En un mot nous aimerions tant vous communiquer, chers Amis, la douce chaleur, la caresse légère mais attentive, l'enthousiasme un peu enfantin, l'espoir volontairement communicatif DES VOEUX que, malgré le trépignement que nous avons de les nommer, nous formons ouverts EN BLANC, POUR VOTRE BONHEUR, valables CASH POUR TOUTE L'ANNEE 2009 au moins et que nous vous laissons la joie de découvrir en les définissant au travers de la conviction que vous avez de notre très franche amitié.

 

                                                            ***

 

 

 

 

 

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