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26/01/2015

CONFUSIONS et MALENTENDUS SACRÉS.

En y réfléchissant bien, la laïcité invoquée comme sésame de paix sociale par les autorités de ‘’La République’’ est une position de lâcheté. Elle s’ignore sans doute. "Cachez ces saints que je ne veux pas voir" dit-elle en substance. Evidemment il y a ce que l’Etat peut arriver à imposer par des lois et ce qui est hors de sa portée et qui devrait percoler au travers des enseignements non ou peu contrôlés par les "instances démocratiques". Ainsi l’éducation (qui est le fait des parents, qu’on le veuille ou non) et le contenu des enseignements religieux cléricaux (qui est le fait de vicaires principaux qu’on espèrerait intelligents. Ce qu’ils sont en majorité. Mais aussi dotés d’abnégation et de courage…).

N’est-il pas évident que de tous temps les religions auront été la causes des conflits et des oppositions les plus sauvages entre les hommes, plus encore que leur appartenance à des ethnies, des nations ou des peuples ? Et le "caches-ta-foi" de la laïcité n’y changera pas grand-chose (1).

Il serait peut-être temps, en tous cas dans nos pays occidentaux, d’ENFIN favoriser une "non-religion" ou une religion universaliste non communautarisée ? Ce pourrait être le rôle de l’Ecole dans une sorte de cours de philosophie citoyenne ‘’anomale’’ ( ?). Certes l’homme ne peut se libérer facilement des deux questions majeures qui se sont posées à lui depuis qu’il a un cerveau dit supérieur: "qu’y a ‘t-il après la mort" et "quelle est l’origine des choses". Certes on ne peut l’empêcher, ce serait cruel, de chercher des apaisements dans la Foi. Mais celle-ci n’a nul besoin de se référer à un nom ou un concept pour croire dans une cause originelle (2), moins encore à un personnage, qu’il soit chenu et barbu, à bras multiples ou à trompe. Quant à l’athéisme, il est une attitude identique à la foi religieuse en ce sens que ni dans un cas ni dans l’autre il n’y a de preuve probante factuelle qui permette de soutenir la position.   

En réalité aucun Sage au monde n’a appelé à ce que des disciples s’adonnent à un quelconque prosélytisme, encore moins en le réduisant à une adoration de leur propre personne. Ceux qui prétendent que c’est contenu dans leurs propos détournent les dits et les enseignements réellement authentiques. Ils sont ignorants de l’étonnante similitude qui existe entre ce qu’il est coutume d’appeler "les grands enseignements", qui se résume dans une recommandation majeure: luttez avec acharnement pour éradiquer l’identification psychique qui aura accompagné l’éveil de l’intelligence comme une nécessité certes fonctionnelle mais parasitaire. La personne, synchronisée avec le mental, estce qu’appelait Sri Nisargadatta Maharaj (BSI): un malentendu, car il n’existe en réalité rien de tel (3).

Tous les enseignements des Grands Sages en disent autant. Vérifiez …

 (1)  Parmi celle contre tous les signes ostensibles de religion, la lutte contre ‘’le voile’’ est pour moi particulièrement ridicule. Quand je vois ces jeunes femmes dans nos rues, sans surveillance masculine, portant le ‘’tchador’’ (je n’ai pas d’avis sur la ‘’burqa’’ ni sûr ce qui se passe ailleurs au Moyen-Orient et en sous-main bien sûr, mais c’est de chez nous qu’il s’agit), je les trouve souvent particulièrement…ravissantes. Et surtout beaucoup plus respectables et féminines que beaucoup de gamines ‘’de chez nous’’…qui portent parfois une croix à la naissance exposée de leurs seins. 

(2)  De nombreux humains ‘’intelligents’’ se sont sentis forcés d’en arriver à une telle conclusion. Et elle est d’ailleurs peut-être exacte… (Voir un Chr. De Duve –POUSSIÈRE DE VIE- par exemple, ou une doctoresse comme Thérèse Brosse –LA CONSCIENCE-ÉNERGIE- pour n’en citer que peu).

(3)  Voir en extrapolation et en synthèse de ce ‘’dit’’ et de bien d’autres semblables le texte ‘’Happy birthday’’ dans ce même blog.

Après "CHARLIE" TENDEZ L’AUTRE JOUE POUR LE BAISER-DE-LA-PAIX.

Ce n'est pas tant le "choc" Charlie Hebdo qui m'a interpellé. Bien sûr ce choc a soulevé chez la plupart une énorme émotion. C’est compréhensible. Bien que…(1).Le carnage perpétré devrait plutôt provoquer une grande pitié. Pour les victimes évidemment, en particulier leurs proches, mais pour leurs exécuteurs aussi. Jésus n’a-t-il pas dit: ‘’Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font’’ ? (Luc 23:34) Et dans les Actes ne lit-on pas (3:17) ‘’ [..] frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs’’. (N.B : on trouve parfois dans les canoniques quelques résurgences de paroles probablement authentiques et sincères !)

Qu’il y ait eu au lendemain du drame un tohu-bohu de mesures gouvernementales en tous genres est parfaitement compréhensible. Qu’eut-on dit aussi non ? Mais l’hyper-thrombose sécuritaire et l’effervescence phrénique des mesures scolaires risquent fort de tourner à l’incohérence caricaturale (aïe…) d’un Etat à court de moyens visant comme trop souvent plutôt au bien trop plutôt qu’au peut-être possible. Il aura aussi été beaucoup (surtout vu les événements c’est sans doute compréhensible) question des musulmans, chez nous et dans le monde. Car c’étaient bien des musulmans. Extrémistes, fanatisés, radicalisés, salafistes, ‘’alquadérisés’. En rien la majorité musulmane modérée, c’est évident. N’empêche, ils étaient musulmans tout de même et lisez le Coran... Et nés en France par-dessus le marché.

Mais voilà, il ressort d'une part que dû à une démocratie défaillante de la vieille Europe et d'autre part aux flux migratoires (dont nous, occidentaux sommes très largement la cause), on peut s'attendre à ce que d'ici X années (15 à 20 ans ?) l'Europe sera non seulement majoritairement multi-ethnique, mais largement peuplée de musulmans. Face à cette situation une angoisse quant à la défaillance de la sacro-sainte capacité d’intégration, d’assimilation (on a le culot du mot !), l’Europe se retrouvera dans une situation très semblable à celle de la Nature face à la pollution: le trop peu de temps laissé pour "absorber le choc" par le fait d’un tsunami  migratoire pléthorique essentiellement transméditerranéen.                         

Dans la plupart des débats sur le sujet reviennent comme un écho persistant deux éléments considérés comme nécessaires si pas indispensables pour favoriser l’intégration: l’Enseignement et la Culture. Bien entendu il s'agit "d'apprivoiser l'étranger" et le rendre le plus compatible possible avec nos valeurs qui sont, cela va de soi, les meilleures, les plus humanistes. Mais ne serait-ce pas plutôt la preuve d’une réelle maturité que de proposer aux ‘’invités’’,  primo arrivants ou des générations nées au terroir, non seulement de se sentir chez-eux-chez-nous, mais aussi d’apporter ce qu’eux-mêmes considèrent comme ce qu’ils ont de meilleur à offrir ? Il faudrait donc non pas "intégrer les autres" dans nos critères, mais bien les encourager à mettre en valeur leurs propres apports et maîtrises. Puis, après avoir apprécié l’incroyable richesse des cultures et la bonne volonté tout comme la fierté de ceux qui, tout-à-coup se sentiraient acteurs, proposer de concert de nouvelles manifestations et réalisations en vue d’une nouvelle culture dans le respect, l’admiration et l’amitié de l’Autre…Cet ‘’autre’’ dont nous serions enfin partie prenante et entière.

(1)    ‘’L’adulte accompli est un humain qui a expurgé toute émotion. Emotion, pas sentiments’’… citation approximative d’Arnauld Desjardins dans ‘’AU-DELÀ DU MOI’’ 

 

16/03/2013

La vraie ‘’VÉRITÉ’’

(A la recherche de...)

La grande majorité des humains ne cherche jamais, réellement, avec l’acharnement du désespoir, la ‘’Vérité Cachée’’. De quoi parle-t-on d’ailleurs[1] !

Nous sommes, depuis la fin de notre petite enfance, sous l’anesthésiant d’un mental brouillon et désordonné mais qui,  justement, par le brouillard qu’il répand, occulte la pusillanimité qui est la nôtre. Cette attitude enfantine qui veut que l’on se croit protégé si on tourne le dos au danger supposé. La protection n’est cependant qu’apparente. Certes elle nous évite,  par l’inconscience dans laquelle elle nous plonge, un séisme traumatisant et brutal. Elle nous maintien cependant aussi, pour tout le cours de notre existence parfois, dans la confusion d’une identification à un archétype flouté, multiple dans ses origines, mais qui se dérobe sans cesse. Nous dissimulons cette indécision inquiétante, autant à nos propres yeux que, plus encore, à ceux du monde extérieur. Nous ne voulons pas, en effet, faire courir le moindre risque à l’image univoque que nous voulons à toute force assurer à cette personne, notre personne, pour assurer sa (sur)vie. Les sentiments, les pensées, les pulsions qui la traversent et auxquels elle s’identifie comme en étant siens, tout comme les actes qui en découlent, suscitent alternativement une fierté pourtant sans fondement ou au contraire éveillent le sentiment d’une lâcheté aussitôt désavouée[2]. L’alternance fait parfois basculer cette identification vers une auto déconsidération qui éveille un découragement qui peut mener à la dépression. Celle-ci est aussitôt combattue par tous les moyens, y compris les plus extrêmes...sauf celui d’une remise en question fondamentale. Même lorsqu’il abandonne toute résistance et toute volonté et qu’il ‘’s’en remet à Dieu’’, l’homme accepte de se confier corps et âme à la volonté d’une entité supérieure, ressentie comme extérieure à lui.

Qu’y a-t-il d’aberrant dans ces convictions ? 

L’Homme, doté d’un type évolutif fondamentalement divergent  de celui du reste de la Nature, est amené à en privilégier d’office les caractères que sont ses capacités intellectuelles. N’ayant cependant que peu de points de comparaison valables, il a tendance à penser que cette dotation constitue l’optimum possible. Il y est d’autant plus poussé qu’il constate au fil de l’Histoire des progrès constants qui répondent à des besoins matériels, peut-être même moraux, qui améliorent ses conditions de vie. Il conclut qu’ils sont le fruit d’une Pensée qui s’amende sans cesse pour tendre vers une plus grande maturité et une meilleure capacité à comprendre les choses, même les plus cachées. Ayant difficile à le concevoir Il ne prend qu’extrêmement rarement conscience de ce que ce sont les caractères limités, linéaires et bipolarisés de ses fonctionnements cérébraux, supérieurs et primitifs mêlés, ainsi que les mutilations psychologiques innombrables que ceux-ci lui auront imposé, qui le drosse, comme le ferait un courant néfaste, depuis sa tendre enfance, hors des eaux de la Vérité Primordiale. Naufragé, il s’obstine malgré l’évidence, à scruter le doigt impératif qui lui désigne, au firmament de ses espoirs les moins raisonnables, un astre déifié. Il se contente d’accepter l’existence mythique, édulcorée, qui lui en est proposée et qui semble correspondre à une vérité, qui s’est en fait construite à son corps défendant.  Il se garde bien d’entrer dans la caverne de l’Oracle, au risque de devoir résoudre une énigme qu’il ressent comme une vague menace potentielle à sa tranquillité d’esprit.

Depuis l’époque lointaine où ses facultés cérébrales naissantes l’auront contraint à s’interroger sur la notion de la mort et le mystère de l’origine des choses, il cherche assidument une cause qui satisfasse sa logique intellectuelle particulière. La seule réponse qu’il ait trouvée à ce jour à cette interrogation majeure est une conviction sous forme de croyance. Une relation impérative de cause à effet.

Cependant, n’étant pas à une incohérence près, l’homme accepte que les émotions et les symboles guident sa vie. Les premières, lorsqu’elles peuvent être considérées nobles, sont regardées comme des acquis, reflets des valeurs qui ennoblissent les ‘’bas instincts’’ attribués à l’humanité. Elles ne sont pourtant pour la plupart, que la répercussion physiologique du choc, éprouvé suite au constat d’une divergence entre la perception d’une situation donnée et l’espoir qui en avait été psychiquement entretenu. Quant aux symboles, variantes d’émotions rationnalisées, ils sont des approximations, source plus que tout, de quiproquos et de malentendus. Seule la critique rationnelle, sommet reconnu de l’exercice de l’intelligence, semble à même d’approcher correctement les questionnements fondamentaux. Certes parfois brillamment exposée, intégrant de nouveaux éléments à des analyses qui remontent souvent aux origines, elle n’est que le très lent cheminement d’une Pensée qui se fourvoie en permanence, allant d’affirmations abandonnées à de nouvelles convictions.

Il arrive cependant parfois que des êtres –sont-ils ‘’humains’’ ?- atteignent la vraie Vérité. Ces cas exceptionnels, rarissimes même, ont découvert que seule la négation de la personne et de tout attribut en général, de toute définition, les rapprochait de l’Être au point de s’y confondre parfaitement. N’étant mutants que par l’esprit, ils ne peuvent donner de descendance que spirituelle. Las, celle-ci n’est que fort rarement assurée, tous ceux qui s’emparent avidement de l’héritage s’empressant, en toute bonne foi apparente, de le dénaturer en lui faisant subir le poids de cette pensée humaine déformée par les dérives de son appartenance originelle.  

C’est le lâcher prise face à des certitudes manifestement relatives qu’enseignent ces Sages….Mais cet Enseignement se heurte chez ceux qui pourtant croient l’écouter, à la hantise du vide qu’engendre la sensation d’un temps abrogé. Seul, en effet, un temps ‘’qui passe’’, un temps linéaire, existe pour eux. Il les précipite vers le point, en apparence immobile d’un mouvement centrifuge qui les éloigne toujours plus du centre d’eux-mêmes.

Son instinct grégaire amène en outre l’homme, par la dépendance psychique qu’il lui impose, à s’aligner sur une ‘’plus-disance’’ imprécise et fluctuante telle qu’il croit la percevoir au sein du groupe auquel il s’identifie en fonction de sa propre situation à un moment donné.

Ainsi l’homme vit une vie qui peut aller, tant dans ses apparences que dans son ressenti, du plus terne au plus exaltant, sans avoir jamais été confronté à la nécessité de rechercher cette ‘’Vérité Cachée’’.

 



[1]  Citons dans le texte, une fois n’est pas coutume, Jean RASPAIL dans ‘’LE CAMP DES SAINTS’’: «(…) C’est le mot ‘’vérité’’ qui compte. Nous vivons une époque où seule la vérité fait peur. C’est un mot mystérieux. On ne sait pas ce qu’il cache. On ne veut pas savoir. On l’évite. Mais il fait peur. Et le moment venu, chez les peuples sains, il se trouve parfois un nombre suffisant de types qui ont tellement la trouille qu’ils se retournent au lieu de s’enfuir et font face à leur peur et lui courent dessus pour en détruire la cause. C’est ce que j’espère. Sans trop y croire. (…)»

[2] Rechercher Internet : ‘’Happy birthday – Mise en garde - VU-DU-TAIN’’